Translate

Aucun message portant le libellé Festival. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Festival. Afficher tous les messages

jeudi 5 août 2010

L’Impro Cirque

Quelle soirée! Il soufflait un vent de folie en ce jeudi 22 juillet dans l’ancienne gare Dalhousie, autrement dit le siège du Cirque Éloize.
On y présentait Impro Cirque une compétition inspirée de la ligue d’improvisation de théâtre, créée en 1977 au Québec.

Impro Cirque était présentée dans les locaux du Cirque Éloize, rue Berri à Montréal.


Tout y était, deux équipes, les rouges et les noirs, un arbitre sans humour, digne de la ligue nationale de hockey et l’indispensable public bruyant et partisan. Car le public fait partie intégrante du spectacle, il vote et surtout il peut et…doit manifester son mécontentement lorsque la décision de l’arbitre ne fait pas son affaire. Une différence toutefois, la traditionnelle patinoire est remplacée par un tapis circulaire figurant la piste.





IMPRO CIRQUE from Montréal Complètement Cirque on Vimeo.


Improvisation comparée…thème, nage sous la mer…nombre de joueurs, deux… catégorie, acrobatie aérienne… durée, deux minutes…L’arbitre venait de lancer la première improvisation de la soirée, aussitôt la candidate des noirs se mit à ramper sur la piste simulant les mouvements d’une nageuse. Puis elle s’accrocha à un cerceau aérien descendu à sa hauteur et enchaîna des exercices évoquant une sirène. Ce fut ensuite le tour de la candidate des rouges qui, elle, avait choisi les tissus. Arriva le vote, je brandis mon carton noir, mais ce furent les rouges qui l’emportèrent. Mécontent, j’allais jeter le nez de clown acheté un peu plus tôt, lorsque je me ravisais, la majorité (?) avait décidé. Effectivement, à la place des claques (couvre chaussures en caoutchouc, pour les lecteurs hors Québec) utilisées dans les impros de théâtre, on pouvait jeter des nez rouges sur la piste lorsque la décision de l’arbitre nous paraissait odieuse. Et le public ne s’en priva pas au cours de la soirée. Il en pleuvait des nez, pour le plus grand plaisir de Clowns Sans Frontières, au profit desquels ils étaient vendus. Un nez toucha même l’arbitre à la tête déclenchant l’enthousiasme de la foule. La complicité était totale entre les concurrents issus majoritairement des écoles de Montréal ou de Québec et le public composé en grande partie d’artistes ayant fréquenté les mêmes établissements.

Comme au hockey, on désigna l'étoile du match. Le trophée fut remis au clown Barthélémy Glumineau. Il manifeste ici, son authentique satisfaction, en compagnie de son amie de coeur et de son collègue Raphaël Fréchette, le spécialiste des jeux du Far West.


On vit de belles improvisations ce soir-là, pour certaines désopilantes. Je sais maintenant aussi que plusieurs de nos acrobates sont des émules de Christian « Sancho » Garmatter, le danseur breakdanse vedette du Cirque Éloize. Pour ma part, bien qu’étant presque (?) le doyen (pour mon âge, reportez-vous au billet du 15 mai 2008) de cette assemblée, je me sentais à l’unisson avec cette belle jeunesse. Du talent et de la joie de vivre. Le cirque acrobatique est bien vivant au Québec.
On aimerait revoir plus souvent un spectacle aussi vivifiant.


La soirée permettait de sympathiques rencontres. Ici quatre membres du Cirque Éloize. De gauche à droite, Philippe Dreyfuss, artiste dans Rain, Sylvie Baumann, directrice adjointe, Geneviève Dupéré, assistante à la mise en scène, Ashley Carr, artiste dans Rain.


Impro Cirque a été présentée les 21 et 22 juillet dans le cadre du Premier Festival de Cirque de Montréal. Cette heureuse initiative est due à Philippe Trépanier et Nicolas Fortin, créateurs de la Ligue Impro-Cirque.


Photos: Alonzocirk


Claude

dimanche 25 juillet 2010

La Bande Artistique, un mariage réussi.

Dans le cadre du Festival de Cirque de Montréal, l’Espace Go accueillait pendant trois jours (23-25 juillet) un spectacle au titre original Parfois dans la vie, les choses changent. Non, il ne s’agissait pas d’une pièce avant-gardiste ou engagée, genre coutumier de ce théâtre, mais bel et bien d’un authentique spectacle de cirque. Toutefois, cette création mériterait peut-être le qualificatif d’avant-gardiste par la forme, mais puisant largement dans les racines du cirque traditionnel, pour le fond. L'Espace Go, rue St Laurent à Montréal.

Autant le titre du spectacle surprend, autant le nom de la compagnie La Bande Artistique suscite des interrogations. Qui sont-ils? Ce ne sont pas des étrangers, mais en fait des Montréalais et de plus bien connus. La bande est en réalité composée de deux personnes.
Émile Carey, est-il encore besoin de le présenter, certainement le meilleur jongleur du Québec et Marie-Claude Chamberland, chanteuse lyrique, soprano colorature.

La diva s'impose à son partenaire.

L’association peut paraître étrange, mais justifiée comme ils l’ont expliqué au public à l’issue de la première. Couple à la ville, ils sont devenus un duo à la scène pour des raisons familiales. Pour ne pas vivre de longues séparations qu’auraient exigées leurs carrières respectives, il leur fallait trouver une solution qui les réunirait. La solution, c’est ce spectacle complètement fou que nous venons de découvrir avec bonheur.

La diva chante en duo avec un "certain ténor". Ce qui semble contrarier le danseur.

L’ingrédient pour amalgamer deux genres aussi différents ne pouvait qu’être le comique.
Le spectacle se divise en plusieurs tableaux au cours desquels les deux artistes donnent vie à plusieurs personnages. Leur source d’inspiration est bien entendu la relation de couple, ce qui donne lieu à des situations caricaturales. L’homme passera par exemple du personnage de cosaque dominateur et agressif à celui de danseur de ballet soumis. Inversement la femme soumise pourra devenir une diva capricieuse. Toutefois, ils réussissent la gageure de ne pas tomber dans la facilité et de négliger leurs talents respectifs, le jonglage et le chant. De ce côté-là, nous avons été bien servis.

Marie-Claude et Émile, visiblement soulagés et satisfaits, à l'issue de la première.

Cette création, dont nous avons la primeur, est en constante évolution, un work-in-progress, selon l’expression consacrée. Elle demanderait sans doute à être quelque peu resserrée, mais elle nous réserve des moments extrêmement forts, du comique de grande qualité où l’on rit à gorge déployée. Dans ces moments, une référence vient automatiquement à l’esprit, les Fratellini, c’est tout dire.
Le mariage insolite est donc un mariage réussi.
Nous les reverrons avec plaisir en avril à la Tohu.

La première partie du spectacle était assurée par la clownesse Anita, alias Ann Bernard. Sa prestation de danse, mêlant bolas argentines et zapateado, en a impressionné plus d'un. Nous l'avons surprise à la table de maquillage.
Émile et Marie-Claude ont fêté la première de leur création avec parents et amis du milieu. De gauche à droite Alain Carabinier (Cirque Alfonse), Denise Brodeur, la maman d'Émile, Marie-Claude, Émile, Janine Harris, ancienne trapéziste( Cirque Ringling Bros. and Barnum and Bailey) et Serge Carey, le papa d'Émile.

http://www.bandeartistique.com/pages/videos.html

http://www.annbernard.ca/

Crédits: les photos du spectacle sont de La Bande Artistique, les autres d'Alonzocirk.

Claude

lundi 12 juillet 2010

Festival de Cirque, c’est au tour de la Tohu.

La Tohu (Cité des Arts du Cirque de Montréal) présentera ce soir, 12 juillet, Tabu l’incroyable spectacle de la troupe NoFit State du Pays de Galles.
La Tohu, le centre opérationnel du Festival.

"Incroyable" parceque audacieusement original, c’est un spectacle de cirque sans piste et sans sièges. Le spectateur est debout, au cœur de l’action et se déplace pour suivre les attractions qui surgissent au hasard de la structure. Un spectacle déambulatoire, donc.



Au mât volant, un appareil innovateur, Foucauld Falguerolles.


Un curieux personnage, au comique désopilant.

Une émouvante et talentueuse apparition, la trapéziste Natalia Fandiño.


L'espace est étrangement vide, surprenant de simplicité.

Par ce concept, la metteure en scène Firenza Guidi veut que les spectateurs deviennent " créatifs". Tout ceci emmène le public vers une expérience totale et sensuelle faite d’énergie, de musique, de lumières, d’odeurs, d’images réelles et d’images virtuelles …, dit-elle.


Après la présentation, rencontre avec un sympathique trio. Foucauld Falguerolles (mât volant, France) entouré par Natalia Fandiño (trapèze, Argentine) à droite et par Tania Cervantes (sangles, Mexique).

Tabu connaît un énorme succès depuis sa création en 2008, plus de 125 000 spectateurs en Europe. Très demandé de tous côtés, sa participation au festival relèverait de l’exploit, semble-t-il. Ce sera donc une première nord-américaine à laquelle nous assisterons. Bravo aux organisateurs du festival.

Une structure de trapèze volant surprend le visiteur devant la Tohu. Le cirque Carpe Diem fera des démonstrations et permettra aux spectateurs audacieux de s'exercer.

Après en avoir vu quelques extraits, nous sommes impatients de voir le spectacle dans sa totalité. Nous vous raconterons.

Tabù sera du 12 au 25 juillet à la Tohu.

Photos Alonzocirk/collaboration François Bordez.

Détails sur le festival : http://www.montrealcompletementcirque.com/

Claude