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mercredi 3 juillet 2013

Mes beaux souvenirs du Festival de Cirque de Montréal 2012.



À quelques heures de l’ouverture de l’édition 2013 du Festival de Cirque de Montréal, permettez-moi  de vous rappeler des beaux souvenirs de l’édition précédente. Des coups de cœur, en quelque sorte, dont je  suis devenu inconditionnel  et que je reverrai avec plaisir cette année. Car ils sont là pour rester.

En salle : Impro Cirque
À l'entrée de la salle, on était sollicité par une charmante vendeuse de nez de clown. La surprise passée, on reconnaissait Annie-Kim Déry, membre du Duo Scarlette, venue travailler comme bénévole. Les nez, vendus au profit de Clowns sans Frontières, sont destinés à être lancés sur l'arbitre en cas de désaccord, Une tradition d'Impro Cirque.
Krin Haglund participait à l'Impro. La voici entourée par les organisateurs et fondateurs Philippe Trépanier et Nicolas Fortin.

Le gagnant du trophée laisse éclater sa joie.

De gauche à droite, André St Jean, entraîneur de cirque, , Natasha Drouin-Beauregard du Cirque Éloize, collaboratrice bénévole irremplaçable, Philippe Trépanier, cofondateur d'Impro Cirque et l'arbitre de la journée.

 Assister à Impro Cirque est une expérience unique. On y retrouve son âme d'adolescent, contaminé par le vent de folie qui souffle dans cette salle.
Gare Dalhousie
DATES : Le 10 et 11 juillet 2 heures avec entracte à 20 heures

En extérieur : Le Cirque Carpe Diem
L'organisatrice et copriétaire du cirque nous accueille, tout sourire.


Du trapèze volant très soigné.
Le chef de troupe et porteur avec une voltigeuse chevronnée.


Une belle troupe, au travail impeccable.

Les propriétaires du cirque qui méritent des félicitations pour cette belle initiative. C'est à ma connaissance, la seule troupe de trapèze volant à Montréal.
Ces photos ont été prises au Vieux Port, mais cette année Carpe Diem se trouvera au Parc Jean Drapeau sur l'île Sainte Hélène.
 Parc Jean-Drapeau
DATES : Du 4 au 14 juillet relâche les 8, 9 et 10 juillet De 14 h à 20 h

Nous aurons peut-être l'occasion de nous croiser à l'un ou l'autre des deux événements.
Bon Festival à tous!
Photos: Alonzocirk

Claude Bordez 

mardi 2 juillet 2013

Les spectacles de fin de session de l'École Nationale de Cirque de Montréal. (suite)



La Vie en Swing est le titre du deuxième spectacle de la promotion 2013 des diplômés de l’École Nationale de Cirque de Montréal. Avec un tel titre, le ton est donné. Le spectacle se déroulera au rythme de cette musique américaine des années 40. Musique, chansons, danses, le swing  sera omniprésent à tel point que parfois on se croirait dans une comédie musicale. Contribuant  à l’illusion, un écran géant est là pour nous montrer d’anciennes gloires dans de célèbres  séquences cinématographiques
 N’allez cependant pas croire que l’ambiance est toute à la joie dans cette seconde production, car Sharon B. Moore, la conceptrice et metteure en scène ou en piste, nous entraîne dans l’univers de la deuxième guerre mondiale.  Autant le premier spectacle était lumineux, autant celui-ci est sombre. La transition n’est pas aisée pour ceux qui ont vu le premier spectacle la veille et qui ont gardé ces merveilleuses images en mémoire. Mais le rythme aidant, on s’adapte assez rapidement et on entre dans le jeu
L’action se déroule essentiellement en Angleterre où la population féminine est mise à contribution dans l’industrie puisque les hommes  sont partis se battre sur différents fronts.  Des jeunes femmes qui travaillent dans des usines d’armement rencontrent  des soldats américains. Ils fraternisent, des histoires d’amour naissent. Tout est prétexte à de la danse, mais aussi à de beaux numéros. Danses nombreuses et bien réglées puisque la metteure en piste (je ne m’habituerai jamais à cette expression) est aussi chorégraphe. Souvent les scènes se déroulent  sous une lumière blafarde due au camouflage antiaérien. D'ailleurs, les bals populaires sont parfois interrompus par des alertes, motivées par l’approche de l’aviation ennemie. En un mot le climat est bien rendu
Un tel scénario, une mise en scène sont là pour y inclure des numéros et les mettre en valeur. Et dans ce cas, c’est réussi., tout comme dans le premier spectacles d’ailleurs.  On pourrait  parler en détail de tous les numéros, car leur niveau est excellent. Mais cette fois encore, je ne mentionnerai que ceux qui ont su me toucher personnellement. Une question d’émotion! Je commencerai par la fildefériste Alexandra Schmitz qui démontre  un véritable talent de comédienne en tenant sur le fil le rôle d’une femme enceinte. Le main à main de Renaldo Williams et de Naomie Zimmermann-Pichon est tout simplement remarquable. J’ajouterai les deux jongleurs, Jimmy Gonzalez aux balles et Gabriel Beaudoin aux massues (quilles). Excellents tous les deux dans un genre différent, mais je dois avouer que la performance de Gabriel avec 7 massues m’a vraiment impressionné. Enfin, Jérome Sordillon, aux sangles, dénote une belle maturité.
Les onze diplômés qui ont participé à ce spectacle sont:
Maxime Poulin, vélo acrobatique, Alexandra Schmitz, fil de fer,
Érika Nguyen, cerceau aérien, 
Renaldo Williams  et Naomie Zimmermann-Pichon, main à main, 
Jimmy Gonzalez et Gabriel Beaudoin, jonglage, 
Giulia et Lucia Tateishi Destro, duo trapèze ballant, 
Laurence Tremblay-Vu, fil de fer, 
Jérome Sordillon , sangles aériennes.
Bravo à tous, vous avez été formidables. On aimerait bien vous revoir. Certains d'entre vous participeront au Festival de Cirque de Montréal. On en reparlera. 
Pour le Meilleur et pour le Pire (billet publié hier, 1er juillet et La Vie en Swing, deux spectacles qui font honneur à l'École Nationale de Cirque de Montréal.


Photos:Roland Lorente

C.Bordez

lundi 1 juillet 2013

Les spectacles de fin de session de l'École Nationale de Cirque de Montréal.



Vers la fin du mois de mai, l’École Nationale de Cirque devient traditionnellement  le phare de l’activité culturelle montréalaise. Les jeunes diplômés fraîchement émoulus de l’École vont donner pendant une douzaine de jours leurs spectacles de fin de session. Ces spectacles sont très courus et se donnent à la Tohu,  la plus prestigieuse salle de cirque en Amérique du Nord. Précisons qu’elle est circulaire et conçue  spécialement  pour le cirque, une sorte de Cirque d’Hiver du 21ème siècle.
Un escalier de grand théâtre.
Je disais précédemment  leurs spectacles au pluriel. C’est qu’effectivement depuis quelques années,  l’École a choisi de diviser les diplômés en deux groupes afin de donner deux spectacles alternativement.  Cette formule est heureuse, car elle me semble comporter de nombreux avantages, ne serait-ce que pour permettre à chacun de s’exprimer pleinement  dans sa discipline favorite.

Francis Perreault, impérial à la roue Cyr.
Le premier spectacle s’intitulait Pour le Meilleur et pour le Pire, faisant évidemment allusion à l’institution du mariage. On doit sa conception et sa mise en scène à Alain Francoeur qui est un chorégraphe et conseiller artistique  attaché à l’École.  Dès le  début, on est impressionné par l’envergure du propos. Grands déplacements,  le volume de la salle est utilisé au maximum,  escaliers dignes de grands music halls, chorégraphies bien réglées. L’illusion est parfaite, nous ne sommes plus à la Tohu, mais dans une superproduction. La couleur blanche omniprésente, costumes et décors donne le ton pour ce mariage qui ira de la cérémonie à la noce assez débridée.
François Bouvier et Katharina Droescher sur leur fils. Époustouflants!
Moi , qui vais habituellement au cirque pour les performances acrobatiques, je dois avouer  que cette mise en scène m’a fait craquer.  Outre les mérites d’Alain Francoeur, je salue la performance des diplômés  qui deviennent  d’authentiques danseurs ou comédiens. Il faut noter aussi la présence des élèves de deuxième année venus en renfort et qui s’intègrent parfaitement dans ce spectacle. Il est certain qu’une telle expérience sera d’une grande utilité pour ces jeunes diplômés dans leur future carrière.
Future carrière de cirque certes, parlons donc de leurs numéros  qu’ils ont mis au point pendant  trois ans.D’entrée, on est impressionné par Francis Perrault à la roue Cyr. Il tient le rôle du jeune marié. Il est rejoint à la roue par la mariée qui est élève de deuxième année, Lea Toran Jenner. Remarquable duo.
Kyle Driggs jongle sur une table digne d'un banquet de Fellini.
Il est difficile de préférer un artiste à un autre. Oui, ce ne sont plus des élèves,  diplômés, ce sont maintenant officiellement des artistes et ils sont tous d’un excellent niveau. Je parlerai donc avec mon cœur. On remarque tout particulièrement, la charismatique, désopilante et omniprésente Olivia Weinstein, bien épaulée par son partenaire Ty Vennewitz. Ce duo de clowns est promis à un brillant avenir.  J’ai beaucoup aimé le double numéro de fil de fer, géniale idée du concepteur. François Bouvier maitrise bien son art, mais le charme de Katharina  Droescher, véritable danseuse de corde à l’ancienne, m’a littéralement subjugué.  Maude Parent aussi, pratique le cerceau aérien avec grâce. Quant au duo de trapèze-danse formé par Morgane Tisserand et Pierre-Antoine Chastang, j’en ai déjà parlé dans des précédents billets. Pour moi, ils frisent tout simplement la perfection. Ce qui est surprenant au début d’une carrière.
Morgane et Pierre-Antoine, impressionnants.
Les onze diplômés qui ont participé à ce spectacle sont:
Francis Perreault, roue Cyr, Olivier Poitras, mât chinois, 
Pier-Olivier Doucet, corde,
Olivia Weinstein et Ty Vennewitz, clowns, 
François Bouvier et Katharina Droescher, fil de fer,
Kyle Driggs, jongleur, Maude Parent, cerceau aérien, 
Morgane Tisserand et Pierre-Antoine Chastang. trapèze-danse
Bravo, vous êtes tous formidables.
En résumé, ce fut une excellente soirée avec des numéros d'un niveau exceptionnel prêts à conquérir le monde.
Photos: Roland Lorente
Prochainement, je vous parlerai du deuxième spectacle qui s'intitulait La Vie en Swing.
Claude Bordez