mercredi 7 mars 2012

Jamie Adkins, le clown!

Avec son dernier spectacle ``Circus Incognitus`` Jamie Adkins confirme ce que nous avions soupçonné, c’est vraiment un artiste accompli. D’origine californienne il a fait un court séjour à l’École Nationale de Cirque de Montréal avant de se retrouvé au Pickle Family Circus de San Francisco. C’est au Cirque Eloize qu’il a vraiment appris son métier. Puis on le retrouve au Cirque du Soleil. D’acrobate il est devenu clown et c’est au Québec qu’il a trouvé sa vocation. D’ailleurs avec sa famille il réside à Gatineau, une ville de l’ouest québécois.




``Circus Incognitus`` est plutôt une comédie très physique où le clown a le public pour partenaire, et c’est vrai, surtout de la part des enfants qui réagissent et interagissent avec son personnage. Personnage qui me fait penser à Marcel Marceau pour la gestuelle et à Chaplin pour sa naïveté. Il évolue dans un décor simple avec une vielle boite de carton qui est sa caverne d’Ali Baba, une chaise, un tabouret, une échelle, une cymbale et une petite caisse claire. Pardon, j’oublié un pied de micro qui est très important dans cette histoire. Avec tout cela il va nous éblouir avec ses numéros de jonglerie, surtout les rebonds sur la chaise, chapeau! La magie, ah cette feuille de papier qui devient une balle et redevient une feuille de papier à la fin du numéro. Ça fait jaser… Il est excellent sur son échelle, une échelle diabolique qui se démantèle sous lui et son numéro de corde souple nous sidère.




Il aborde tout avec la naïveté et la balourdise du clown et termine en virtuose. Le public le suit dans ses avatars et rit à gorge déployée, il a gagné!
‘’C’est justement ce que j’aime, nous dit-il, que le public me suive et interagit avec moi, le clown l’a toujours comme partenaire, il n’y a pas de barrière entre nous. C’est ce qui fait que mon spectacle est totalement différent d’une fois à l’autre’’ Çà fait plus de 600 fois que ``Circus Incognitus`` est présenté et cela va continuer, c’est sûr. Bravo le clown!
Merci à la Tohu d’avoir programmé ce spectacle pour les vacances scolaires, les enfants et les parents sont comblés.



Guy.
Photos : Amanda Russel

lundi 20 février 2012

Circa, un spectacle remarquable.

La Tohu nous avait promis la venue de la troupe australienne CIRCA pour le début de l’année, c’est fait. Ils nous ont déjà rendu visite dans le cadre du festival Montréal complètement cirque édition 2011. Le spectacle qu’ils nous ont présenté porte le nom de la troupe et se veut un florilège de numéros extraits de leurs productions précédentes. Je l’ai déjà écrit auparavant, je le répète, cette troupe est remarquable.





Nous avons assisté cette fois à un vrai spectacle de cirque traditionnel. J’entends par traditionnel le cirque avant que ce nom lui soit donné au 18iéme siècle. Je pense aux artistes égyptiens, indiens ou chinois qui lentement, via la Grèce, Rome et l’Europe centrale se sont répandus dans le monde. Les bateleurs du moyen âge qui allaient de châteaux en châteaux, les banquistes de foires en foires. Puis ils trouvèrent asile chez les gens de chevaux, tel Philip Astley. C’est alors que le mot ``cirque`` apparu. Comme c’est d’anciens militaires qui ont crée ce genre de spectacle il est normal qu’ils aient imposé ce qu’ils connaissaient. C'est-à-dire l’aspect militaire de leur tenue et de leur musique, ce que l’on appelle aujourd’hui, faussement, le cirque traditionnel.




En parallèle est apparu le cirque contemporain ou nouveau cirque, plus dépouillé mais, hélas, souvent plus hermétique et abstrait. C’est toujours du cirque car c’est un art vivant en évolution constante. C’est, d’ailleurs, le spectacle vivant le plus populaire, il se place juste derrière le cinéma.

Revenons, si vous le voulez bien, à notre sujet. Cette troupe, est composée de deux filles et cinq garçons tous excellents. Dés le départ, après une mise en situation un peu lente, comme souvent, ils nous offrent un charivari époustouflant remplis de flip-flap, de rondades, planches et sauts de toutes sortes. Nous sommes pris par le rythme et cela ne cesseras qu’après le final. Nous avons même eu droit à un ``lancé de filles``, c’est tout dire. Entre temps ils nous ont offert des numéros d’équilibre, de main à main, de corde et de sangles, de l’équilibre sur canes et sur briques de très haute tenue et évidement de la contorsion, le fameux passage du corps dans un petit cerceau! Tout cela pour une fois, accompagné par une bande musicale remarquable où nous avons pu entendre, entre autres Léonard Cohen, Radiohead, Jacques Brel, Sigur Ros.




Parmi cette joyeuse bande d’Australiens se trouve une jeune Québécoise, Valérie Doucet, une diplômée de l’École nationale de cirque de Montréal. Elle est équilibriste, contorsionniste, participante, c’est évident, au ``lancé de filles``.
En un mot, c’est du beau cirque, on en redemande.

Guy.

Photos Circa 2010.

mercredi 15 février 2012

Une référence!

Giovanni Lagorio, notre ami et correspondant, vient de nous informer de cette adresse où les amateurs trouveront des photos qui les raviront. Une belle référence.
http://www.gio591.com/circus_life/circus_life.html
Merci Giovanni.

Claude

jeudi 2 février 2012

Nos artistes triomphent à Paris.

Le 33ème Festival Mondial du Cirque de Demain vient de récompenser quatre artistes de chez nous avec la plus haute distinction.
Effectivement deux des trois médailles d’or attribuées à l’issue de ce festival sont allées à deux duos montréalais.
Médaille d’or : Héloïse Bourgeois et WilliamUnderwood (mât chinois)
Médaille d’or : Baskultoo (planche coréenne)
Un succès sans précédent qui souligne la bonne santé du cirque dans notre métropole.Un magnifique duo, Héloïse et William. (Photo Sept Doigts de la Main)
Nous connaissons bien Héloïse Bourgeois et William Underwood diplômés de l’École Nationale en 2005 avec un numéro de main à main. Mais c’est surtout Héloïse qui avait fait notre conquête avec Traces des Sept Doigts de la Main (2006). Authentique vedette de ce spectacle, elle nous avait émerveillés par son talent polyvalent et sa virtuosité. Sa contribution quasi permanente impliquant une résistance à l’effort digne d’une marathonienne nous avait étonné également.
Si , elle nous avait émerveillés dans Traces, on peut dire qu’elle nous avait subjugués au mât chinois dans le spectacle Psy des Sept Doigts de la Main. C’est précisément ce numéro extrait de Psy qui a été primé au festival. Elle et son partenaire atteignent un tel degré de perfection qu’ils en arrivent à rénover totalement la discipline du mât chinois. Leur prestation ignorant l’effort devient un authentique ballet. Tango acrobatique conviendrait également.
À leur médaille d’or, s’ajoute le prix du Président de La République.Baskultoo (Photo Serge Beauchemin)
Le duo Baskultoo formé par Maxime Laurin et Ugo Dario nous a été révélé plus récemment. Bien que diplômés de l’École Nationale en 2011, nous avons pu assister à leur fulgurante progression au cours des années précédentes lors de diverses apparitions publiques. Je pense tout spécialement à "La promenade des arts du cirque" au Vieux Port de Montréal en 2009 alors qu’ils se produisaient sur un radeau flottant dans un bassin. Il n’est pas étonnant que leur goût du risque allié à leur talent acrobatique ait su convaincre le jury du festival et conquérir le public totalement médusé. À leur médaille d’or viennent s’ajouter le prix Ringling Bros. and Barnum & Bailey ainsi que les trophées du Grand Cirque d’État de Saint Petersbourg (Russie) et du Rosgoscirk (Russie), sans oublier le Prix du public.
Notons que ces succès rejaillissent sur le cirque Les Sept Doigts de la Main puisque le numéro du mât chinois est extrait du spectacle Psy, alors que le duo Baskultoo travaille actuellement sur un projet pour cette même compagnie.
Toutes nos félicitations aux lauréats que nous aurons plaisir à revoir ici.
Héloïse et William (Photo M.T. Cardoso)

Claude et Guy

http://7doigts.com/fr
http://www.cirquededemain.com/web/index.php
http://www.baskultoo.com/

vendredi 6 janvier 2012

Voeux d'Italie et...d'ailleurs!

http://www.moiraorfei.it/gli_artisti/giorgio_vidali/giorgio_vidali.htmlhttp://www.moiraorfei.it/gli_artisti/gli_artisti.html
http://www.moiraorfei.it/Meilleurs voeux de la Diva du cirque Moira Orfei et de sa famille pour tous les amis du Canada

http://www.gio591.com

http://www.alimmagini.com

http://www.circoedintorni.it/
http://www.clown-net.com/


http://www.villagrock.com/ et www.gio591.com

Ces belles cartes ont été réalisées par notre ami le photographe et infographiste Giovanni Lagorio.
Merci à tous.
Grazie a tutti.

Une carte aussi de Vaulx-en-Velin (Rhône, France)Toute l'équipe du centre culturel Charlie Chaplin vous adresse ses voeux pour l'année à venir Contact - www.centrecharliechaplin.com - 69120 Vaulx-en-Velin

Merci les gars!

Claude et Guy
Justifier

jeudi 5 janvier 2012

Le duo Okidok de retour à la Tohu

Des personnages originaux et bien sympathiques.

Après nous avoir émerveillés en juillet lors du Festival de Montréal, les clowns Okidok sont revenus à la Tohu pour la période des fêtes de fin d’année (20 décembre 2011 au 6 janvier 2012)
Cette fois-ci , ils ont repris leur premier spectacle intitulé HA HA HA. Un spectacle qui fête cette année ces dix ans d’existence. Certains d’entre nous se rappellent l’avoir déjà vu en 2006 à la Tohu.. À l’époque, il avait été bien accueilli et je crois pouvoir dire qu’il en est de même cette année.Les boites de carton se prêtent à de multiples jeux.

Pour ma part, je l’ai revu avec beaucoup d’intérêt. Je dois cependant admettre que ma relation avec ce spectacle est ambiguë. Dans Ha Ha Ha, ces clowns ne me font pas rire du moins pas aux éclats et pourtant je les apprécie. Paradoxal, n’est-ce pas! Après réflexion, j’ai réalisé qu’en fait ces clowns étaient de véritables personnages de bande dessinée dont on savoure l’histoire case par case ou plutôt tableau .par tableau. Y a-t-il un lien avec leur origine belge? Peut-être. Leurs chaussures ,en fait d’énormes chaussons, conviendraient parfaitement à Gaston Lagaffe dont ils ont hérité de la tendresse et de la naïveté. Au cours de ce spectacle, j’ai donc suivi avec plaisir la subtilité de leur jeu, la justesse du trait pour reprendre l’exemple de la bande dessinée, souriant à leurs gags plutôt que de m’esclaffer.Des personnages de bandes dessinées.

Pour moi, cependant, le point fort de la soirée fut le tableau du petit chapiteau sous lequel ils apparaissent. Dans ce clin d’œil au cirque traditionnel, ils donnent la pleine mesure de leur talent… acrobatique. N’oublions pas qu’ils ont été formés à l’École Nationale de Montréal. Leur parodie des exercices classiques est digne des plus grands qu’il m’ait été donné de voir. Là, le trait est fort , la nuance et la subtilité font place aux flonflons de la fête.. Ils enchaînent plusieurs rondes joyeuses sur la musique entraînante de « La fille du bédouin ».de Georges Milton (heureusement sans les paroles). Je dois avouer que ce tableau fort réussi a su m’émouvoir, faisant probablement surgir des souvenirs fort anciens.

Un moment génial, le petit chapiteau. Photo:Valérie Remise

Un moment de grâce.
Alors que je m’apprêtais à quitter la salle fort satisfait de cette soirée, il m’a été donné de vivre un véritable moment de grâce. Après de nombreux rappels, les deux clowns sont revenus saluer les spectateurs qui s’agglutinaient autour de la scène. C’est alors qu’un enfant d’environ deux ans, échappant sans doute aux bras de ses parents se mit à courir vers les clowns avec l’intention de jouer avec eux. Découvrant les boites de carton qui avaient été généreusement utilisées lors d’un tableau, cet enfant se mit à les empiler comme il avait vu faire pendant le spectacle. Les clowns devenaient ses partenaires de jeu. Aucune barrière ne les séparait, ce n’étaient pas des adultes amusants mais tout simplement de grands enfants. Bientôt imité par d’autres enfants à peine plus âgés que lui , la scène se transforma en cour d’école maternelle. L’accord était total. Ce fut pour moi une révélation. Les Okidok ne sont pas des clowns ordinaires que les enfants regardent généralement à distance avec parfois une certaine méfiance parce que ce sont des adultes. Les Okidok sont d’authentiques enfants en qui les autres enfants se reconnaissent. Ils ne montent pas un numéro, mais ils jouent en toute innocence à l’instar de leurs jeunes amis.
Pour rire avec eux, il faut être un enfant ou avoir gardé un cœur d’enfant. C’est ce que j’ai appris ce soir-là.

Claude
Les trois photos non créditées sont de Denis Grégoire.
Pour plus de détails: http://tohu.ca/ et http://www.okidok.be/

mardi 3 janvier 2012

Voeux 2012 (suite).

Voeux de bonne année 2012 du Club du Cirque




















Toute l'équipe de cirquenpiste.fr vous souhaite




une bonne bonne et heureuse année 2012.



Meilleurs Voeux de circusnet.info.


Toute l'équipe de Aucirque.com vous remercie pour



votre fidélité et vous souhaite



une bonne et heureuse année 2012.




Claude et Guy.