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dimanche 15 août 2010

Luna Caballera à Lévis jusqu’au 22 août.

L’actualité circassienne est tellement dense dans la région de Montréal qu’on en vient à oublier les bons spectacles qui se déroulent ailleurs dans la Province. Luna Caballera, vous vous souvenez, cette petite, mais néanmoins excellente troupe équestre qui eut le privilège d’inaugurer la Tohu en 2004?
Elle présente actuellement son nouveau spectacle KapharnaÜm Cirkus, à deux heures à peine de Montréal. N’est-ce pas le moment d’en profiter? Si je me fie à mes souvenirs et aux échos que j’ai eu de ce nouveau spectacle, je crois que c’est une sortie qui s’impose.
Les amateurs se rappelleront que le cheval a été à l’origine du cirque moderne, il y a… quelques 242 ans! Un spectacle équestre dans une piste traditionnelle, c’est un retour aux sources très rafraîchissant.

Marie-Claude Bouillon, la directrice de Luna Caballera, en compagnie de l'étalon lusitanien Orfeu lors d'un précédent spectacle à Upper Canada Village en Ontario. (Photo Luna Caballera)

Pour ma part, je compte bien faire le déplacement. Je vous en reparlerai donc très prochainement.
Le chapiteau de Luna Caballera a été planté à proximité du Centre des congrès de la ville de Lévis. Les représentations ont lieu du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 16h.
Pour plus de détails : http://luna-caballera.com/

Claude

mercredi 11 août 2010

Cirque Akya, une bonne nouvelle!

Le cirque Akya vient d’annoncer des séances supplémentaires. Non pas jusqu’au 14 août seulement, mais plutôt jusqu’à la Fête du Travail (4 septembre)! C’est excellent pour les retardataires, dont, il faut le dire, nous faisons partie!? À notre décharge, précisons, que le Premier Festival de Cirque de Montréal avait un programme très copieux, ce qui limitait notre marge de manœuvre. Mais, ce n’est pas l’envie qui nous manquait de passer le pont Jacques-Cartier et d’aller voir ce sympathique cirque familial. Car nous n’avions jamais manqué une visite au Cirque Akya, chaque fois que l’occasion se présentait. Et, ce fut toujours un enchantement. Le Cirque Akya, à ses débuts à la Tohu, en 2006.
En 2008, au Vieux Port.
Les fondateurs du cirque, Nicolette Hazewinkel et Rodrigue "Chocolat" Tremblay.
Grâce à cette prolongation, nous pourrons revoir la belle famille du clown Chocolat dans son univers. Nous vous en reparlerons bientôt.
Le Cirque Akya se trouve sur le terrain de stationnement du collège Champlain, au pied du pont Jacques-Cartier à Longueuil, à proximité du métro.
Pour plus de détails : http://www.cirqueakya.com/
Photos d'archives Alonzocirk
Claude

jeudi 5 août 2010

L’Impro Cirque

Quelle soirée! Il soufflait un vent de folie en ce jeudi 22 juillet dans l’ancienne gare Dalhousie, autrement dit le siège du Cirque Éloize.
On y présentait Impro Cirque une compétition inspirée de la ligue d’improvisation de théâtre, créée en 1977 au Québec.

Impro Cirque était présentée dans les locaux du Cirque Éloize, rue Berri à Montréal.


Tout y était, deux équipes, les rouges et les noirs, un arbitre sans humour, digne de la ligue nationale de hockey et l’indispensable public bruyant et partisan. Car le public fait partie intégrante du spectacle, il vote et surtout il peut et…doit manifester son mécontentement lorsque la décision de l’arbitre ne fait pas son affaire. Une différence toutefois, la traditionnelle patinoire est remplacée par un tapis circulaire figurant la piste.





IMPRO CIRQUE from Montréal Complètement Cirque on Vimeo.


Improvisation comparée…thème, nage sous la mer…nombre de joueurs, deux… catégorie, acrobatie aérienne… durée, deux minutes…L’arbitre venait de lancer la première improvisation de la soirée, aussitôt la candidate des noirs se mit à ramper sur la piste simulant les mouvements d’une nageuse. Puis elle s’accrocha à un cerceau aérien descendu à sa hauteur et enchaîna des exercices évoquant une sirène. Ce fut ensuite le tour de la candidate des rouges qui, elle, avait choisi les tissus. Arriva le vote, je brandis mon carton noir, mais ce furent les rouges qui l’emportèrent. Mécontent, j’allais jeter le nez de clown acheté un peu plus tôt, lorsque je me ravisais, la majorité (?) avait décidé. Effectivement, à la place des claques (couvre chaussures en caoutchouc, pour les lecteurs hors Québec) utilisées dans les impros de théâtre, on pouvait jeter des nez rouges sur la piste lorsque la décision de l’arbitre nous paraissait odieuse. Et le public ne s’en priva pas au cours de la soirée. Il en pleuvait des nez, pour le plus grand plaisir de Clowns Sans Frontières, au profit desquels ils étaient vendus. Un nez toucha même l’arbitre à la tête déclenchant l’enthousiasme de la foule. La complicité était totale entre les concurrents issus majoritairement des écoles de Montréal ou de Québec et le public composé en grande partie d’artistes ayant fréquenté les mêmes établissements.

Comme au hockey, on désigna l'étoile du match. Le trophée fut remis au clown Barthélémy Glumineau. Il manifeste ici, son authentique satisfaction, en compagnie de son amie de coeur et de son collègue Raphaël Fréchette, le spécialiste des jeux du Far West.


On vit de belles improvisations ce soir-là, pour certaines désopilantes. Je sais maintenant aussi que plusieurs de nos acrobates sont des émules de Christian « Sancho » Garmatter, le danseur breakdanse vedette du Cirque Éloize. Pour ma part, bien qu’étant presque (?) le doyen (pour mon âge, reportez-vous au billet du 15 mai 2008) de cette assemblée, je me sentais à l’unisson avec cette belle jeunesse. Du talent et de la joie de vivre. Le cirque acrobatique est bien vivant au Québec.
On aimerait revoir plus souvent un spectacle aussi vivifiant.


La soirée permettait de sympathiques rencontres. Ici quatre membres du Cirque Éloize. De gauche à droite, Philippe Dreyfuss, artiste dans Rain, Sylvie Baumann, directrice adjointe, Geneviève Dupéré, assistante à la mise en scène, Ashley Carr, artiste dans Rain.


Impro Cirque a été présentée les 21 et 22 juillet dans le cadre du Premier Festival de Cirque de Montréal. Cette heureuse initiative est due à Philippe Trépanier et Nicolas Fortin, créateurs de la Ligue Impro-Cirque.


Photos: Alonzocirk


Claude

lundi 2 août 2010

Sway, un spectacle pour public averti.

Avoir été avertis, prévenus ou bien informés, c’est ce qu’auraient certainement aimés bon nombre de spectateurs de Sway.
Il est certain que le jour de la première (21 juillet) le public était divisé. À l’issue de la représentation, alors qu’une partie de l’auditoire se levait et ovationnait les artistes, une autre restait assise, se contentant d’applaudir poliment. Ces derniers partageaient probablement l’opinion d’un critique montréalais bien connu qui le lendemain émettait, en substance, le commentaire suivant : « On nous annonçait un spectacle coup de poing, effectivement, c’était assommant! »

L'Usine C cache une belle salle de spectacle, rue Lalonde, Montréal (Photo Alonzocirk)

En fait, ce spectacle, cette pièce devrais-je dire, était beaucoup plus près du théâtre que du cirque. Pourtant le décor était prometteur, un salon des années 50 qui aurait pu être celui d’une comédie de boulevard avec, à l’avant-scène, une rampe pour planche à roulettes surmontée d’un cadre aérien.
La pièce? Non, ce n’était pas une comédie, mais bien un drame avec trois personnages, un triangle amoureux où un mâle, exerce sa domination au détriment de sa compagne et de son innocent rival.
Et le cadre aérien? Il ne m’a semblé qu’accessoire dans cette pièce dramatique. Il devenait un "champ de bataille" lorsque l’affreux macho (le porteur) voulait dominer sa partenaire (la voltigeuse) et assouvir ses instincts. Elle se rebellait mais finissait par se soumettre. Et le numéro, me direz-vous? Car, au fond, c’est ce qui nous intéresse. Sur le plan acrobatique, il m’a parut ordinaire et répétitif. C’est vrai qu’à Montréal, nous sommes gâtés et de ce fait très exigeants à cause de l’excellence de notre école nationale (ENC). Sur un autre plan, le spectateur devenait voyeur, tant les positions entre le porteur et la voltigeuse évoquaient le Kâmasûtra.

Le duo aérien dans Sway (Photo Les Mains Sales).

La rampe pour planches à roulettes? Elle m’a paru superflue et mal exploitée. Dommage, la combinaison insolite avec le cadre aérien aurait pu conduire à des exercices inédits et spectaculaires. Pas de planches ni de patins à roulettes, on marchait ou on courait pour faire l’ascension de la rampe. On réussissait ou on glissait et on recommençait encore et encore, véritable parodie du mythe de Sisyphe. De la tradition indienne, on était passé à la mythologie grecque.
Le troisième protagoniste, quant à lui, ignorait les hauteurs. Comédien, chanteur et musicien, nullement acrobate, il restait gentiment sur le tapis du salon.
À mon avis, une telle pièce ne mérite pas de s’intituler spectacle de cirque, fut-il contemporain. Un seul numéro ne fait pas un spectacle de cirque.
Mais alors, qu’applaudissaient donc les spectateurs enthousiastes du 21 juillet?
Sway a été présenté à l’Usine C du 21 au 23 juillet par la troupe belge Les Mains Sales dans le cadre du Premier Festival de Cirque de Montréal.

Claude

lundi 26 juillet 2010

JE NE SUIS PAS D'ACCORD!

Pour une fois je ne suis pas du mène avis que Claude. Le spectacle donné par La Bande artistique samedi soir à l’Espace Go m’a déçu. Mettons les choses au point, la performance d’Émile Carey au jonglage est excellente et il mérite sa réputation. La voix de Marie Claude Chamberland est divine. Non, pour moi le problème n’est pas là… Ce spectacle qui est un ``work in progress``, je le voyais pour la seconde fois. La première était dans une petite salle avec une scène aux dimensions idéales pour leur prestation et la proximité avec le public créait une connivence qui renforçait l’impression d’être partie prenante de l’action. Là, nous étions dans une salle avec une scène bien trop grande pour leur petit décor. De plus à deux il est très difficile de l’occuper entièrement, ils n’y parviennent que difficilement.
Les gags sont bons, celui avec l’aspirateur est nettement mieux que précédemment, mais pourquoi n’avoir pas pris un appareil encore plus gros et faisant assez de bruit pour gêner vraiment le duo de la cantatrice et de son ``partenaire``? Pourquoi avoir mis le numéro de clochettes, en passant excellent, au final, il donne l’impression d’avoir été ajouté in extrémis. Ainsi le final, à mon avis, perd tout son impact. Puisque tout le décor s’écroule, entre nous il aurait fallu l'étoffer un peu ``because`` la scène, pourquoi s’obstiner. Le premier final était nettement plus fort, ils abandonnaient les lieux. Leur sortie me rappelait les vieux films de Charlot.
J’appréhende la présentation de ce spectacle à la Tohu, la saison prochaine. Sur cette scène immense ils risquent d’être perdus, pourquoi ne pas faire ``Enaurme`` comme une certaine troupe russe qui nous a visité la saison dernière, eux ils l’occupaient cette scène! Et leur final...
Bon courage les amis, vous avez du travail devant vous pour nous épater, mais je vous fais confiance…

Guy.

dimanche 25 juillet 2010

La Bande Artistique, un mariage réussi.

Dans le cadre du Festival de Cirque de Montréal, l’Espace Go accueillait pendant trois jours (23-25 juillet) un spectacle au titre original Parfois dans la vie, les choses changent. Non, il ne s’agissait pas d’une pièce avant-gardiste ou engagée, genre coutumier de ce théâtre, mais bel et bien d’un authentique spectacle de cirque. Toutefois, cette création mériterait peut-être le qualificatif d’avant-gardiste par la forme, mais puisant largement dans les racines du cirque traditionnel, pour le fond. L'Espace Go, rue St Laurent à Montréal.

Autant le titre du spectacle surprend, autant le nom de la compagnie La Bande Artistique suscite des interrogations. Qui sont-ils? Ce ne sont pas des étrangers, mais en fait des Montréalais et de plus bien connus. La bande est en réalité composée de deux personnes.
Émile Carey, est-il encore besoin de le présenter, certainement le meilleur jongleur du Québec et Marie-Claude Chamberland, chanteuse lyrique, soprano colorature.

La diva s'impose à son partenaire.

L’association peut paraître étrange, mais justifiée comme ils l’ont expliqué au public à l’issue de la première. Couple à la ville, ils sont devenus un duo à la scène pour des raisons familiales. Pour ne pas vivre de longues séparations qu’auraient exigées leurs carrières respectives, il leur fallait trouver une solution qui les réunirait. La solution, c’est ce spectacle complètement fou que nous venons de découvrir avec bonheur.

La diva chante en duo avec un "certain ténor". Ce qui semble contrarier le danseur.

L’ingrédient pour amalgamer deux genres aussi différents ne pouvait qu’être le comique.
Le spectacle se divise en plusieurs tableaux au cours desquels les deux artistes donnent vie à plusieurs personnages. Leur source d’inspiration est bien entendu la relation de couple, ce qui donne lieu à des situations caricaturales. L’homme passera par exemple du personnage de cosaque dominateur et agressif à celui de danseur de ballet soumis. Inversement la femme soumise pourra devenir une diva capricieuse. Toutefois, ils réussissent la gageure de ne pas tomber dans la facilité et de négliger leurs talents respectifs, le jonglage et le chant. De ce côté-là, nous avons été bien servis.

Marie-Claude et Émile, visiblement soulagés et satisfaits, à l'issue de la première.

Cette création, dont nous avons la primeur, est en constante évolution, un work-in-progress, selon l’expression consacrée. Elle demanderait sans doute à être quelque peu resserrée, mais elle nous réserve des moments extrêmement forts, du comique de grande qualité où l’on rit à gorge déployée. Dans ces moments, une référence vient automatiquement à l’esprit, les Fratellini, c’est tout dire.
Le mariage insolite est donc un mariage réussi.
Nous les reverrons avec plaisir en avril à la Tohu.

La première partie du spectacle était assurée par la clownesse Anita, alias Ann Bernard. Sa prestation de danse, mêlant bolas argentines et zapateado, en a impressionné plus d'un. Nous l'avons surprise à la table de maquillage.
Émile et Marie-Claude ont fêté la première de leur création avec parents et amis du milieu. De gauche à droite Alain Carabinier (Cirque Alfonse), Denise Brodeur, la maman d'Émile, Marie-Claude, Émile, Janine Harris, ancienne trapéziste( Cirque Ringling Bros. and Barnum and Bailey) et Serge Carey, le papa d'Émile.

http://www.bandeartistique.com/pages/videos.html

http://www.annbernard.ca/

Crédits: les photos du spectacle sont de La Bande Artistique, les autres d'Alonzocirk.

Claude

vendredi 23 juillet 2010

Carnet rose.

Nous apprenons que Jeannot Painchaud, président directeur général du Cirque Éloize, est devenu le papa d'une petite Alicia, née le 20 juillet.L'heureux papa (photo d'archives Alonzocirk).

Félicitations!
Claude et Guy